vendredi 25 janvier 2019

Eric Rochant "pour une intense décentralisation".

Je suis pour une intense décentralisation.

L'Etat central devrait assurer les services par défaut.
Par défaut j'entends une certaine régulation adaptée à la mondialisation. Je veux dire que le principe devrait être : La tâche de l'Etat c'est de protéger les régions en faisant office de tampon face au reste du monde.
Mais les régions devraient avoir un maximum d'autonomie en matière fiscale, sociale, organisation des services publics locaux...
Les expérimentations sociales devraient pouvoir être mises en œuvre à l'échelle locale : augmentation du Smic, organisation des prestations sociales et même politique d'intégration.
Si une région souhaite (basculement de majorité) étendre la protection sociale au-delà de ce qui est mis en place par défaut à l'échelle nationale, elle pourrait le faire à condition d'équilibrer son budget : augmenter les impôts ou baisser d'autres dépenses par exemple.

On s'approcherait d'un fédéralisme à l'américaine. Les choix économiques et sociaux seraient différentes selon les états (chez nous les régions).
les régions seraient donc plus ou moins attractives selon ce qu'on demande : l'emploi ou la protection sociale par exemple.
L'Etat assurerait un services minimum sur lequel pourrait venir se greffer - comme des modules en programmation informatiques - les spécificités régionales.
L'Etat conserverait aussi la responsabilité de rendre tout cela cohérent face aux structures internationales.
Le premier combat donc serait un combat pour la plus grande décentralisation possible.

Il n'est plus possible de changer de système au niveau national tant les nations sont maintenant interconnectées (cf : Brexit impossible).
Mais il est possible de "changer le monde" au niveau local à condition que l'Etat central, justement, le permette. Les régions doivent être protégées par l'Etat afin d'avoir la plus grande liberté possible.

Nous aurions des régions très protectionnistes (où certains auraient envie d'aller justement pour cette raison) qui éventuellement auraient fait des choix de dépense publique spécifique et seraient éventuellement moins dynamiques économiquement et d'autres régions plus "libérales" avec moins de protection sociale. Les deux types de régions ne seraient pas aux antipodes l'une de l'autre parce que l'Etat assurerait un certain tapis de protection et de dynamisme par défaut.
Ainsi le combat politique pourrait retrouver du sens :  au niveau local il serait possible de changer les choses.

Ça c'est le principe général.
Il faut maintenant examiner des exemples plus concrets.

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Contribution de Christine de Sérail

Bonjour à toutes et à tous, Je m'appelle Christine de Sérail. Je suis diplômée en droit et suis aujourd'hui créatrice de formats TV...